On the road in Kyushu !

Publié le par Adri

Depuis un mois environ je n'avais pas mis les pieds en-dehors de Fukuoka. Un peu la ville qui se suffit pour trouver toutes sortes d'activités, un peu le travail et les weekends pluvieux de l'hiver m'ont laissé arpenter les rues de la capitale du Kyushu. C'était donc une occasion trop belle à ne pas laisser s'échapper quand mon directeur m'a proposé une balade en voiture dans la région. Le weekend a été des plus agréables et le bain de soleil salvateur.
Le titre de cet article est peut-être un peu mensonger. Non je n'ai pas fait le tour de la troisième île du Japon en une journée. Il aurait été préférable peut-être de mentionner que mon tour s'est limité à la préfecture de Fukuoka ! Mais quand bien même, les paysages étaient splendides et prouvent que la nature, l'isolement, la houle des vagues et les plages de sable fin ornées de palmiers sont accessibles en peu de temps depuis la métropole qui m'accueille depuis plus de trois mois maintenant.
Sortir de Fukuoka en voiture n'est pas une mince affaire étant donné que les japonais au volant ne sont pas les conducteurs les plus excités que je connaisse. Bien souvent, nous avons crié et proféré une quelconque blague à l'encontre de leur nervosité relative ! Quoi qu'il en soit, le trajet a été bien agréable et les pauses café tout autant.
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Premier arrêt sur la photo de gauche pour admirer la baie de Hakata de la pointe qui lui ouvre les portes de la mer de Genkai. Au loin, il s'agit de l'île de Noko-no-Shima que j'ai évoquée il y a quelques temps maintenant. La deuxième photo est le point de vue depuis le Palm Beach, un café qui fait face aux vagues où s'entassent des dizaines de surfers, armés de combinaisons intégrales tout de même. L'eau ne doit pas dépasser les 10 degrés au mois de février à mon avis.
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On aperçoit la tête des surfers sur le cliché de gauche tandis que celui de droite propose une vue sur les plages de sable fin. Le rocher dans l'eau est en fait constitué de deux parties reliées par une corde traditionnelle : ils sont sacrés. Je n'ai pas de bonne photo malheureusement même s'il est possible de bien les imaginer.

Nous avons alors poursuivi sur cette route des 33.3 kilomètres qui longe toute la côte en direction de Karatsu. Ce littoral est fortement découpé et c'est en somme une succession de baies que nous franchissons. Nous voici sur la pointe de Keya. Un petit sanctuaire marqué d'un tori s'abrite sous une colline à la végétation proche de celle du Vietnam selon Matthieu, directeur de l'Institut et fin connaisseur des paysages d'Asie du sud-est. Le piton rocheux avance inexorablement jusqu'à la houle qui vient déverser son écume sur ses flancs.
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Inévitablement, nous parvenons jusqu'à Keya city, bourgade isolée mais magnifique où se trouve un restaurant de poissons, paraît-il, fameux ! L'anecdote veut que les poissons sont servis ici encore un peu vifs. A peine pêchés, dépecés et vidés, ils apparaissent dans les assiettes de sushi avec quelques spasmes ! Le restaurant, aux pieds dans l'eau, en fait un gage de la fraîcheur de ses victuailles. Il faut dire que le port n'est qu'à quelques encablures de la terrasse du restaurant. Quelques bateaux sont au mouillage. Ils sont autant vieux et en bois que neufs et dôtés des meilleurs technologies. Au ponton, les amarres qui les retiennent sont nouées à des crochets rongés par le sel et les vents qui balaient cette baie pourtant assez protégée du courroux de Neptune.
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Toutefois, nul besoin de sortir en mer pour alimenter le restaurant du port. Des pêcheurs, visibles sur le cliché de droite, extrayaient des poissons de l'eau toutes les deux minutes sans mentir. Enfin, pour finir avec cette visite de la côte à l'ouest de Fukuoka, voici la baie de Keya. Un festival de musique est organisé chaque année en Septembre sur la plage, ce qui m'a remémoré l'épisode festif et puissant des Eurockéennes. Au rayon des souvenirs, Keya est l'endroit où j'ai croisé le plus de chats (猫 neko en japonais). Les autorités japonaises sont très strictes avec les normes relatives aux animaux de compagnie et ils ne sont pas très nombreux. Celui-ci, au pied d'un monument sacré destiné à protéger les pêcheurs, avait un petit air d'Ulysse, qui, suivi de sa queue rousse flamboyante, contrôlait les montagnes haut-alpines de mon enfance. J'évoquerai les montagnes de mon quotidien japonais dans le prochain article.
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P
Très bien et souvent agréablement poétique....il faut continuer de faire rêver tes lecteurs.
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